Près de trente ans après sa destruction par les crues, le barrage de Goulouré retrouve sa place dans le paysage du Boulkiemdé. Mis en eau le 1er août 2026 par le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, cet ouvrage hydraulique ambitionne de soutenir la souveraineté alimentaire, de renforcer la résilience climatique et d’offrir de nouvelles perspectives économiques aux populations de la commune de Kokologho et des localités voisines.
Un barrage reconstruit pour répondre aux défis de demain
Construit en 1956 puis détruit à la fin des années 1990, le barrage a été entièrement reconstruit par l’Office national des barrages et des aménagements hydro-agricoles (ONBAH). Sa capacité de stockage passe désormais de 80 000 m³ à 1 023 000 m³, soit près de treize fois plus qu’auparavant.
Au-delà de la retenue d’eau, le projet comprend une digue de 1 140 mètres, un déversoir-radier, une piste de déviation et des ouvrages de franchissement destinés à faciliter les déplacements des populations en toute saison.
« Cet ouvrage est le fruit des efforts de la Nation. Il appartient désormais aux populations de le préserver. »
Camarade Rimtalba Jean Emmanuel OUEDRAOGO, Premier ministre.
L’eau comme levier de développement et de résilience
L’augmentation de la capacité de stockage devrait permettre le développement du maraîchage, des cultures de contre-saison, de la pisciculture et de l’élevage. Le barrage offre également un potentiel d’aménagement de 20 hectares de périmètre irrigué, tout en favorisant la recharge de la nappe phréatique et la préservation des écosystèmes.
Cette infrastructure s’inscrit dans l’Offensive agropastorale, hydraulique et halieutique 2026-2028, qui vise à renforcer la maîtrise de l’eau, à accroître la production agricole et à améliorer la résilience des territoires face aux effets du changement climatique.

Avec la remise en eau du barrage de Goulouré, le Burkina Faso renforce ses infrastructures hydrauliques au service de l’agriculture, de la sécurité alimentaire et du développement local. Au-delà de l’ouvrage, les autorités appellent les populations à assurer sa préservation afin qu’il profite durablement aux générations présentes et futures.
Source : Direction de la Communication et des Relations Publiques du ministère de l’Agriculture, des Ressources animales et halieutiques (DCRP/MAERAH).
Article adapté et enrichi par la rédaction de Voir Faso.





