Une délégation malienne était au Burkina le 24 août 2026 pour rechercher des solutions à l’évacuation de marchandises maliennes en souffrance au Port d’Abidjan. Avec le Conseil burkinabè des Chargeurs, elle a exploré les possibilités de mobiliser des transporteurs burkinabè sur le corridor.
Le Mali cherche des capacités de transport au Burkina
Comment accélérer l’évacuation du fret malien actuellement en souffrance au Port d’Abidjan ?
C’est autour de cette question qu’une délégation malienne a échangé, lundi 24 août 2026, avec le Conseil burkinabè des Chargeurs (CBC) à Ouagadougou.
La mission réunissait des représentants du Conseil malien des Chargeurs, du Conseil malien des Transporteurs routiers et de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Mali.
Son objectif était concret : identifier, avec la partie burkinabè, les possibilités de mobilisation de transporteurs disposant des capacités nécessaires pour contribuer à l’évacuation des marchandises maliennes depuis Abidjan.

Une opération qui nécessite une mobilisation concertée
Face à la situation du fret malien au Port d’Abidjan, les acteurs concernés ont engagé plusieurs démarches pour accélérer l’acheminement des marchandises.
L’étape burkinabè de la mission devait notamment permettre d’examiner les conditions dans lesquelles des transporteurs burkinabè pourraient intervenir sur le corridor.
Les discussions ont ainsi porté sur les modalités pratiques de l’opération, mais aussi sur les conditions permettant de faciliter l’intervention des transporteurs et la circulation des marchandises.
Au-delà de la mobilisation de véhicules, l’enjeu est celui de la fluidité de la chaîne logistique. Une évacuation plus rapide du fret suppose en effet une coordination entre chargeurs, transporteurs et différentes structures intervenant sur le corridor.
Le CBC se dit disponible pour accompagner la démarche
À l’occasion de la rencontre, la directrice générale du CBC, Denise BADO/BOUDA, a salué la démarche engagée par les acteurs maliens.
Elle a insisté sur l’importance de la concertation entre les différents maillons de la chaîne des transports et de la logistique.
La responsable du CBC a également réaffirmé la disponibilité de l’institution à accompagner les initiatives susceptibles de contribuer à lever les difficultés qui affectent la fluidité des échanges commerciaux.
Pour le CBC, la facilitation des échanges fait partie de ses domaines d’intervention. L’institution entend donc prendre part à la recherche de solutions aux difficultés soulevées par la partie malienne..

Des transporteurs burkinabè désormais au cœur des discussions
La nouvelle liaison pourrait également concerner le transport de marchandises.
Air Burkina indique vouloir développer ses activités de fret, alors que les échanges commerciaux entre l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique centrale génèrent déjà des besoins importants en transport aérien.
La compagnie propose par ailleurs des prestations d’affrètement et de location d’avions, notamment pour des institutions, des organisations ou des équipes sportives ayant besoin de déplacements spécifiques.Après les échanges avec le CBC, la délégation malienne a été accompagnée auprès de deux organisations majeures du transport routier burkinabè : la Faîtière unique des Transporteurs routiers du Burkina (FUTRB) et l’Union des Chauffeurs routiers du Burkina (UCRB).
Les discussions ont porté sur les modalités et les conditions concrètes de l’opération.
Cette étape est importante, car la mobilisation des transporteurs constitue désormais l’un des principaux leviers envisagés pour accélérer l’évacuation du fret concerné.
Elle doit également permettre de rapprocher les besoins exprimés par la partie malienne des capacités disponibles du côté burkinabè.
Une coopération qui dépasse la seule question du fret
La rencontre intervient dans un contexte où les acteurs de la chaîne logistique des pays de l’Alliance des États du Sahel cherchent à renforcer leur coopération.
La délégation malienne a d’ailleurs salué l’accompagnement du CBC et la qualité de la collaboration entre les conseils des chargeurs de l’AES.

Pourquoi c’est important
Le fret en souffrance représente plus qu’un problème logistique pour les opérateurs économiques. Chaque retard dans l’acheminement des marchandises peut peser sur les délais de livraison, les coûts de transport et, au final, sur les activités des entreprises concernées.
La mobilisation de transporteurs burkinabè pourrait donc contribuer à fluidifier une partie de la chaîne d’acheminement du fret malien.
Au-delà de cette opération ponctuelle, la démarche met surtout en évidence l’importance d’une coordination régionale des acteurs du transport et de la logistique. Pour les pays de l’AES, la capacité à mieux organiser les corridors et à répondre collectivement aux difficultés de circulation des marchandises constitue un enjeu économique majeur.
Source : Direction de la Communication du Conseil burkinabè des Chargeurs (CBC) – Article adapté et enrichi par la rédaction de VoirFaso.





