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Travaux de modernisation de l’Aéroport international de Bobo-Dioulasso.

Aéroport de Bobo-Dioulasso : un chantier à 79 milliards FCFA pour renforcer l’attractivité de la ville

La transformation de l’Aéroport international de Bobo-Dioulasso prend progressivement forme. Mercredi 5 août 2026, le ministre d’État, ministre de l’Administration territoriale et de la Mobilité, Émile Zerbo, s’est rendu sur le chantier pour évaluer l’état d’avancement des travaux.

Au-delà d’une simple infrastructure de transport, le projet porte une ambition plus large : renforcer la connexion de Bobo-Dioulasso avec les autres pôles économiques, faciliter les déplacements et soutenir l’attractivité touristique et économique de la ville.

Un investissement de 79 milliards FCFA

Le projet de modernisation est porté sous la maîtrise d’ouvrage du ministère de l’Administration territoriale et de la Mobilité (MATM) et mis en œuvre par la Société des Aéroports du Faso (SAFA).

L’investissement annoncé pour cette première phase est d’environ 79 milliards de francs CFA.

Le programme comprend notamment :

  • une nouvelle aérogare ;
  • la réhabilitation de la piste et des voies de circulation ;
  • une voie parallèle ;
  • une centrale solaire photovoltaïque ;
  • la réhabilitation et l’extension des infrastructures de fret ;
  • Plusieurs aménagements routiers dans la ville de Bobo-Dioulasso.

La future aérogare devrait pouvoir accueillir au moins 1,5 million de passagers par an.

Un chantier qui doit désormais accélérer

Les organisateurs ont également mis l’accent sur la nécessité d’une collaboration étroite entre l’administration, les forces de sécurité, les autorités judiciaires, la CENTIF et les opérateurs économiques. Cette coopération est considérée comme un levier pour améliorer le partage d’informations et renforcer l’efficacité des dispositifs de prévention.

Selon les responsables de la formation, le développement d’une culture de conformité au sein des entreprises du secteur constitue un facteur de protection du système économique national et de renforcement de la confiance des investisseurs.Au 5 août 2026, le taux d’exécution physique global était évalué à 17,23 %, alors que 35,46 % du délai contractuel avait déjà été consommé.

Ce décalage explique la vigilance affichée par le ministre d’État lors de sa visite.

Plus de 500 travailleurs sont actuellement mobilisés. Les travaux portent notamment sur le gros œuvre de la future aérogare, les infrastructures aéronautiques, les terrassements et les différentes voiries prévues dans le projet.

Les entreprises ont également renforcé leur dispositif avec des interventions continues, de jour comme de nuit, afin d’accélérer l’exécution.

Le respect des délais au cœur des préoccupations

La visite ministérielle avait aussi pour objectif de faire le point avec les équipes techniques sur les contraintes rencontrées et les mesures prises pour les surmonter.

Au nom du consortium BUCG-AMP, le directeur de projet, M. Li, a assuré que les entreprises renforcent leurs effectifs qualifiés et leur approvisionnement en matériaux afin de maintenir le rythme des travaux.

Les contrôles techniques réalisés sur le chantier indiquent par ailleurs une conformité des ouvrages aux exigences de qualité, selon les informations communiquées par le ministère.

Pour le Gouvernement, l’enjeu est donc désormais de conjuguer rapidité d’exécution et respect des normes techniques.

Bobo-Dioulasso veut changer d’échelle

La modernisation de l’aéroport ne se limite pas aux infrastructures aéronautiques.

Le projet s’inscrit dans une ambition de faire de Bobo-Dioulasso un pôle régional de mobilité, d’affaires et d’investissement.

Une ambition qui prend une dimension particulière dans le contexte du nouveau découpage administratif du Burkina Faso et de la mise en avant de la région du Guiriko.

Pour une ville qui constitue déjà un important carrefour commercial et culturel, disposer d’une plateforme aéroportuaire moderne pourrait contribuer à renforcer les échanges et l’arrivée de visiteurs.

Le ministre d’État Émile Zerbo en visite sur le chantier de modernisation de l’Aéroport international de Bobo-Dioulasso.
Le camarade ministre d’État Émile Zerbo, ministre de l’Administration territoriale et de la Mobilité, lors de sa visite de chantier à l’Aéroport international de Bobo-Dioulasso, le 5 août 2026.

Une deuxième phase tournée vers le tourisme

L’un des éléments les plus intéressants du projet concerne la deuxième phase, consacrée aux infrastructures extra-aéronautiques.

Son coût est estimé à 200 milliards de francs CFA.

Le programme prévoit notamment :

  • un hôtel de standing international ;
  • un centre de conventions ;
  • un complexe touristique ;
  • un centre médical aéronautique ;
  • Un réseau de mobilité interne.

Cette composante donne au projet une dimension directement liée au développement touristique.

L’objectif affiché est de transformer progressivement la plateforme aéroportuaire en un hub sous-régional, capable de générer des emplois, d’attirer des investisseurs et de créer de nouvelles opportunités économiques.

Un aéroport moderne ne sert pas uniquement à faire atterrir et décoller des avions. Il peut devenir une porte d’entrée pour les touristes, les investisseurs et les hommes d’affaires.

Pour Bobo-Dioulasso, l’enjeu est donc de connecter davantage la ville aux marchés nationaux et sous-régionaux, mais aussi de faciliter l’accès aux richesses touristiques de la région du Guiriko et de l’ouest du Burkina Faso.

La deuxième phase, avec son hôtel, son centre de conventions et son complexe touristique, pourrait surtout créer un véritable écosystème autour de la plateforme aéroportuaire.

Une infrastructure au-delà du transport

La modernisation de l’Aéroport international de Bobo-Dioulasso apparaît ainsi comme un projet à plusieurs dimensions : transport, tourisme, commerce, investissement et développement territorial.

Le défi immédiat reste toutefois celui de l’exécution. Avec 17,23 % de réalisation physique pour 35,46 % du délai contractuel consommé, la pression sur les entreprises est désormais forte.

Si les prochaines étapes permettent de rattraper le rythme attendu tout en maintenant la qualité des ouvrages, Bobo-Dioulasso pourrait disposer, à terme, d’une infrastructure capable de soutenir beaucoup plus largement son développement économique et touristique.

Ce projet marque une étape importante dans le développement des infrastructures aéroportuaires nationales et s’inscrit dans la vision portée par le Président du Faso, Chef de l’État, le Camarade Capitaine Ibrahim Traoré, de faire du Burkina Faso un pôle de mobilité moderne et compétitif.

— Malegdibkièta Saturnin Théophile Bikienga, Directeur général de la Société des Aéroports du Faso (SAFA)

Article adapté, enrichi et réécrit par la rédaction de VoirFaso.

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