Le Burkina Faso travaille à la mise en place d’un système national de certification des techniciens de la réfrigération et de la climatisation. Du 25 au 28 août 2026, une mission a évalué plusieurs établissements de formation afin d’identifier les conditions nécessaires à la reconnaissance et à l’harmonisation des compétences dans ce secteur.
Vers un cadre national pour les métiers du froid
La séance de sensibilisation a réuni commerçants, consommateurs et responsables du marché autour des enjeux de la gestion des déchets plastiques.
Les échanges ont porté sur les risques environnementaux associés aux sachets plastiques interdits ainsi que sur les alternatives permettant de réduire durablement cette forme de pollution.Derrière une climatisation qui fonctionne ou un équipement frigorifique correctement installé se trouvent des compétences techniques qui ne sont pas toujours évaluées selon les mêmes standards.
Le Burkina Faso veut progressivement mieux encadrer ces métiers.
Du 25 au 28 août 2026, la Direction générale de l’Environnement et du Cadre de Vie (DGECV), à travers le Bureau National Ozone (BNO), a conduit une mission consacrée à l’élaboration d’un système national de certification des techniciens de la réfrigération et de la climatisation.
L’initiative bénéficie de l’appui d’un expert de l’Associazione Tecnici del Freddo (ATF), recruté par le Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE).
L’objectif est de poser les bases d’un dispositif capable, à terme, de mieux reconnaître les compétences des professionnels et d’harmoniser les pratiques dans le secteur.Derrière une climatisation qui fonctionne ou un équipement frigorifique correctement installé se trouvent des compétences techniques qui ne sont pas toujours évaluées selon les mêmes standards.
Le Burkina Faso veut progressivement mieux encadrer ces métiers.
Du 25 au 28 août 2026, la Direction générale de l’Environnement et du Cadre de Vie (DGECV), à travers le Bureau National Ozone (BNO), a conduit une mission consacrée à l’élaboration d’un système national de certification des techniciens de la réfrigération et de la climatisation.
L’initiative bénéficie de l’appui d’un expert de l’Associazione Tecnici del Freddo (ATF), recruté par le Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE).
L’objectif est de poser les bases d’un dispositif capable, à terme, de mieux reconnaître les compétences des professionnels et d’harmoniser les pratiques dans le secteur.


Des centres de formation passés au crible
Pour préparer ce futur système, la mission a commencé par un état des lieux des capacités existantes.
Les équipes ont notamment évalué les formations techniques proposées, les équipements disponibles, les infrastructures ainsi que les ressources pédagogiques.
Plusieurs établissements ont été visités à Ouagadougou, Koudougou, Bassy et Ziniaré.
La délégation s’est notamment rendue au Lycée Professionnel National Maurice Yaméogo, à l’École Normale Supérieure de Koudougou, au Lycée Professionnel Régional du Centre, au Centre d’Évaluation et de Formation Professionnelle de Ouagadougou (CEFPO), au Lycée Provincial de Bassy et au Centre de Formation Professionnelle Régional de Ziniaré.
Ces visites doivent permettre de mesurer les moyens dont disposent les établissements pour former des techniciens répondant aux exigences d’un futur système national de certification.

Harmoniser les compétences et les pratiques
Le 28 août, la mission s’est achevée par un atelier de restitution et d’échanges.
Présidée par Yasseya GANAME, chargé de mission au ministère de l’Agriculture, de l’Eau, des Ressources animales et halieutiques (MAERAH), la rencontre a réuni des responsables et des formateurs des centres spécialisés ainsi que différents acteurs du secteur.
Maïmouna YAMPA, directrice de l’Assainissement des Eaux Usées et Excreta, y représentait le directeur général de l’Environnement et du Cadre de Vie.
Les échanges techniques ont été conduits par Saïd El Harch, expert-formateur du PNUE.
Il a présenté les principales orientations et les mécanismes nécessaires à la construction d’un dispositif national adapté au contexte burkinabè.
L’enjeu est notamment d’éviter que les compétences soient appréciées selon des critères différents d’un établissement ou d’un professionnel à l’autre.
Un enjeu professionnel, mais aussi environnemental
La certification recherchée ne concerne pas uniquement la reconnaissance professionnelle des techniciens.
Le secteur de la réfrigération et de la climatisation est également directement lié aux questions environnementales, notamment à travers les substances utilisées dans les équipements frigorifiques et les efforts engagés pour réduire leur impact sur l’environnement.
Un système de certification pourrait ainsi contribuer à mieux préparer les techniciens à l’utilisation de technologies et de pratiques plus respectueuses de l’environnement.
Il s’inscrit également dans les engagements du Burkina Faso en matière de protection de la couche d’ozone et de réduction des émissions de gaz à effet de serre.

Pourquoi c’est important
Le développement rapide de la climatisation et des équipements frigorifiques accroît les besoins en techniciens qualifiés.
Or, une mauvaise installation, un entretien insuffisant ou une manipulation inappropriée des équipements peut avoir des conséquences sur leur efficacité, leur durée de vie et leur impact environnemental.
La mise en place d’une certification nationale pourrait donc apporter davantage de lisibilité aux employeurs, aux clients et aux professionnels eux-mêmes.
À terme, elle pourrait permettre de mieux identifier les compétences disponibles et d’encourager une montée en gamme des prestations.
De la formation à la reconnaissance professionnelle
Le chantier engagé par la DGECV ne se limite donc pas à créer un nouveau document de certification.
Il s’agit de construire progressivement un système capable de relier formation, compétences, évaluation et reconnaissance professionnelle.
L’évaluation des établissements constitue une première étape pour identifier les forces et les besoins du dispositif actuel.
Le futur système devra ensuite permettre d’harmoniser les critères de compétence et de valoriser les techniciens répondant aux exigences définies.
Pour le Burkina Faso, l’enjeu est double : disposer de professionnels mieux préparés pour répondre aux besoins croissants du marché et accompagner, dans le même temps, la transition vers des solutions de réfrigération et de climatisation moins dommageables pour l’environnement.
Le chantier est donc lancé. Reste désormais à transformer les orientations dégagées lors de cette mission en un dispositif national opérationnel et reconnu.
Source : SCRP/DGECV – Article adapté et enrichi par la rédaction de VoirFaso.






