La Direction générale des Transports terrestres et maritimes poursuit le dialogue avec les professionnels du secteur. Lancée à Bobo-Dioulasso le 31 août, la troisième session de son cadre permanent de concertation s’intéresse cette fois aux acteurs du Guiriko, avec une première journée consacrée au transport de marchandises diverses et de matières dangereuses.
Le dialogue avec les transporteurs s’étend au Guiriko
Après deux premières sessions organisées dans la région du Kadiogo, la concertation entre l’administration et les acteurs privés du transport prend une ampleur plus grande.
La Direction générale des Transports terrestres et maritimes (DGTTM) a lancé, lundi 31 août 2026 à Bobo-Dioulasso, la troisième session de son cadre permanent de concertation avec les professionnels du secteur.
Pendant plusieurs jours, les responsables de l’administration vont échanger avec différentes catégories d’acteurs privés autour des difficultés rencontrées dans leurs activités et des préoccupations liées au fonctionnement du secteur des transports.
Cette fois, les discussions se déroulent dans la région du Guiriko.

Les transporteurs de marchandises ouvrent les discussions
La première journée a été consacrée aux acteurs intervenant dans le transport de marchandises diverses et de matières dangereuses.
Les échanges se sont tenus dans la salle de réunion du Conseil burkinabè des Chargeurs (CBC) du Guiriko.
Autour de la table, plusieurs services concernés par le transport et son contrôle étaient représentés. Il s’agit notamment de la Direction régionale de la Mobilité du Guiriko, de la Direction générale de la Mobilité urbaine et rurale, de la Coordination nationale des Forces de Contrôle et de Police, du CBC, de la Douane, de la Police nationale, de la Police municipale et de la Gendarmerie.
La présence de ces différents acteurs doit permettre de confronter les préoccupations des transporteurs aux réalités administratives et opérationnelles auxquelles ils sont confrontés.
Des préoccupations qui dépassent le seul transporteur
L’intérêt de cette concertation réside justement dans la possibilité de réunir autour d’une même table les professionnels du transport et les structures qui interviennent dans leur activité.
Pour les transporteurs de marchandises, les questions liées au contrôle, à la circulation, aux procédures administratives ou encore à la sécurité peuvent avoir des conséquences directes sur les délais et les coûts d’exploitation.
Le cadre de concertation doit ainsi permettre de faire remonter ces préoccupations et d’identifier, avec les services compétents, les pistes susceptibles d’améliorer le fonctionnement du secteur.
Il ne s’agit donc pas uniquement d’une rencontre entre transporteurs et administration : plusieurs maillons de la chaîne sont associés aux discussions.
D’autres catégories d’acteurs attendues jusqu’au 6 septembre
Les échanges ne s’arrêtent pas à cette première journée.
La troisième session du cadre permanent de concertation se poursuit jusqu’au 6 septembre 2026, avec des rencontres prévues avec d’autres catégories d’acteurs privés du secteur des transports.
Cette démarche doit permettre à la DGTTM de recueillir des préoccupations différentes selon les métiers et les activités concernés.
Elle offre également aux professionnels un espace pour exposer directement leurs difficultés et formuler des propositions auprès des structures chargées de la réglementation et de la gestion du secteur.

Pourquoi c’est important
Le transport routier de voyageurs concerne quotidiennement des milliers de personnes et constitue un maillon essentiel de la mobilité au Burkina Faso.
Une hausse des tarifs se répercute directement sur le budget des voyageurs. À l’inverse, le maintien de tarifs inchangés dans un contexte de hausse des coûts peut fragiliser les entreprises de transport.Le transport repose sur une multitude d’acteurs : transporteurs, chargeurs, forces de contrôle, services douaniers, collectivités et administrations techniques.
Lorsque le dialogue entre ces différents maillons est insuffisant, les difficultés peuvent rapidement se traduire par des retards, des coûts supplémentaires ou des incompréhensions.
En déplaçant progressivement le cadre de concertation vers les différentes régions, l’administration cherche à rapprocher les discussions des réalités vécues par les professionnels sur le terrain.
Pour les acteurs du Guiriko, cette session représente donc une occasion de faire remonter directement leurs préoccupations.

Une mise en œuvre des recommandations des États généraux
Cette troisième session s’inscrit dans la mise en œuvre des recommandations issues des États généraux des Transports, tenus en décembre 2025 à Ouagadougou.
L’une des orientations est notamment de renforcer le dialogue entre les pouvoirs publics et les acteurs privés du secteur.
Après les deux premières sessions organisées dans le Kadiogo, la DGTTM élargit ainsi progressivement cette démarche au reste du territoire.
Le rendez-vous de Bobo-Dioulasso constitue donc une nouvelle étape dans cette volonté de construire un dialogue plus régulier avec les professionnels.
Il reste maintenant à savoir quelles réponses concrètes pourront être apportées aux préoccupations exprimées au cours de cette série de rencontres.
Car au-delà des échanges, l’enjeu sera surtout de transformer les préoccupations recueillies sur le terrain en mesures susceptibles d’améliorer réellement les conditions d’exercice des professionnels du transport.
Source : SCRP/DGTTM – Article adapté et enrichi par la rédaction de VoirFaso.






