À Bama, dans la région du Guiriko, le Premier ministre Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo a procédé à la mise en eau du périmètre irrigué de Niéguéma-Toukôrô. Alimentée par le barrage de Samendéni, cette infrastructure de 605 hectares constitue un nouvel investissement destiné à renforcer la production agricole, créer des emplois et soutenir la souveraineté alimentaire du Burkina Faso.
Une infrastructure stratégique pour développer l’agriculture
Le périmètre est aménagé sur une superficie totale de 605 hectares, dont 557 hectares de superficie agricole utile répartis en 2 228 parcelles. Alimenté par le barrage de Samendéni, il s’inscrit dans le programme national d’aménagement de 21 000 hectares de terres irrigables dans la vallée du Mouhoun.
Quarante hectares sont destinés à l’Agence pour la promotion de l’entrepreneuriat communautaire (APEC) pour la culture de la tomate, tandis que dix hectares sont réservés à l’INERA pour la production de semences améliorées.
Une production agricole attendue toute l’année
Grâce à l’irrigation permanente, les producteurs pourront réaliser jusqu’à trois campagnes agricoles par an.
Les prévisions annoncent une production annuelle de 7 200 tonnes de riz et 1 800 tonnes de blé, pour un chiffre d’affaires estimé à 2,5 milliards de FCFA.
L’aménagement comprend notamment une station de pompage, plus de 45 kilomètres de canaux d’irrigation, un réseau de drainage, des pistes agricoles et un magasin de stockage.
« C’est une victoire dans le combat engagé pour notre indépendance et notre souveraineté alimentaire. »
Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, Premier ministre
Un investissement au service des producteurs
Le Chef du Gouvernement a invité les bénéficiaires à assurer une gestion responsable de l’eau et à préserver durablement les équipements.
Le ministère de l’Agriculture a également remis dix motoculteurs aux producteurs afin de faciliter la mise en valeur des parcelles.
La gestion technique du périmètre sera assurée par l’Agropole de Samendéni avec l’appui des services déconcentrés du ministère.

Avec cette nouvelle infrastructure, le Burkina Faso renforce ses capacités d’irrigation et poursuit ses investissements dans la maîtrise de l’eau afin d’améliorer durablement la production agricole et les revenus des producteurs.
Source: Direction de la Communication et des Relations Publiques (DCRP/Primature)
Article adapté et enrichi par la rédaction de VoirFaso.





