Le développement du tourisme dans le Djôrô passe-t-il d’abord par de nouveaux investissements ou par une meilleure valorisation de l’existant ? Réunis avec les députés dans le cadre d’une mission d’information sur le tourisme interne et l’hôtellerie, les acteurs régionaux ont exposé leurs réalités de terrain et formulé plusieurs pistes pour dynamiser le secteur.
Un potentiel touristique encore sous-exploité
La Commission du développement durable (CDD) a échangé avec les services déconcentrés de l’État, les collectivités territoriales, les opérateurs privés ainsi que les acteurs de la culture et de l’artisanat.
Tous ont souligné l’importance du potentiel touristique du Djôrô. Mais entre les ressources disponibles et leur fréquentation effective, plusieurs obstacles demeurent.
L’accessibilité des sites, l’insuffisance des moyens financiers et humains, le manque d’aménagements et d’équipements ainsi que l’entretien de certains sites patrimoniaux figurent parmi les principales difficultés relevées.
Faire du tourisme interne une réalité
Pour les participants, le développement du tourisme régional passe aussi par une meilleure appropriation des sites par les populations locales.
Plusieurs pistes ont été évoquées : création de circuits touristiques, organisation d’animations sur les sites, développement des sorties scolaires et familiales et implication accrue des associations.
L’objectif est de faire du tourisme une activité davantage intégrée aux habitudes des populations, et pas uniquement une activité destinée aux visiteurs extérieurs.
Les opérateurs privés demandent un environnement plus favorable
Les difficultés concernent également les entrepreneurs du secteur.
Les opérateurs privés ont notamment évoqué les procédures administratives, les autorisations, les contrôles et les conditions d’investissement. Ils souhaitent un accompagnement plus important des promoteurs et des démarches davantage adaptées aux réalités des entreprises.
Pour l’hôtellerie, la restauration et les activités touristiques, cette question est centrale : sans investissements privés, il reste difficile de développer durablement l’offre touristique et les capacités d’accueil.
Des propositions pour nourrir le rapport des députés
Les préoccupations recueillies dans le Djôrô doivent désormais alimenter le rapport de la mission d’information de la CDD.
Pour les députés, l’enjeu sera de transformer ces constats de terrain en recommandations susceptibles d’améliorer l’accessibilité des sites, de stimuler l’investissement et de renforcer la fréquentation touristique.
Pourquoi c’est important
Le Djôrô dispose de ressources touristiques, culturelles et artisanales, mais leur potentiel économique dépend désormais de leur accessibilité, de leur aménagement, de leur promotion et de la capacité à attirer les investissements.

La rencontre entre les députés et les acteurs du Djôrô met en évidence un enjeu essentiel pour le tourisme burkinabè : le potentiel ne suffit pas à lui seul. Il doit être accompagné d’infrastructures, de financements, de professionnels et d’une véritable stratégie de promotion du tourisme interne.
Source : Commission du développement durable – Article adapté et enrichi par la rédaction de VoirFaso.





