Koudougou, 6 octobre 2026. Une tête d’Oba en bronze de 5,75 mètres de haut attire les regards sur le travail de Salfo DERME. Cet artiste sculpteur réside à Koudougou, dans la région de Nando. Mardi, la Direction régionale de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme de Nando (DRCCAT-Nando) a découvert cette œuvre monumentale. Le sculpteur doit la présenter au Salon international de l’artisanat de Ouagadougou (SIAO), prévu du 30 octobre au 8 novembre 2026.
Une sculpture monumentale en bronze
Les dimensions de l’œuvre donnent une idée du travail accompli. Elle atteint environ 5,75 mètres de hauteur et repose sur un socle de 2,14 mètres de diamètre. Sa réalisation a nécessité près de trois tonnes de bronze, selon les informations communiquées par la DRCCAT-Nando.
Salfo DERME a consacré un an et six mois à ce projet. Cette durée comprend les recherches et la réalisation de la sculpture. Le résultat se distingue par son échelle et par le choix d’une figure emblématique de l’histoire artistique africaine.
Cependant, les informations disponibles ne précisent pas les techniques de fabrication utilisées. Elles ne détaillent pas non plus les principales difficultés rencontrées pendant les travaux.
Une inspiration puisée dans l’histoire du royaume de Bénin
La sculpture reproduit une tête d’Oba inspirée des représentations commémoratives des souverains du royaume de Bénin, dans l’actuel Nigeria.
Dans cette tradition artistique, les têtes en bronze évoquent notamment la royauté et la mémoire dynastique. Elles occupent une place importante dans l’histoire de l’art africain. Aujourd’hui, plusieurs œuvres de cette tradition figurent dans des collections muséales internationales.
Salfo DERME reprend cette référence à l’échelle monumentale. Son travail constitue une interprétation contemporaine de cet héritage artistique. Il ne s’agit donc pas d’une pièce historique issue du royaume du Bénin, mais d’une création inspirée de cette tradition.


Une référence artistique au-delà des frontières
Le choix de cette figure établit un lien entre la création contemporaine au Burkina Faso et une tradition artistique nigériane. Il offre aussi une occasion de faire connaître au public une forme d’expression ancienne, réinterprétée par un sculpteur installé à Koudougou.
Par ailleurs, les dimensions de l’œuvre pourraient retenir l’attention des visiteurs du SIAO. Ils pourront apprécier les détails de la sculpture et son volume si les conditions d’exposition permettent de l’observer dans son ensemble.
Le SIAO 2026 en ligne de mire
La DRCCAT-Nando a découvert la sculpture le 6 octobre à Koudougou. Cette visite visait à connaître le travail de Salfo DERME et à faire ressortir les initiatives culturelles portées dans la région.
La prochaine étape annoncée est le SIAO 2026, qui se tiendra à Ouagadougou du 30 octobre au 8 novembre. Ce rendez-vous consacré à l’artisanat offrira un cadre de présentation à l’œuvre, sous réserve des modalités effectives de son exposition.
La présence de cette sculpture pourrait attirer les amateurs d’art, notamment ceux qui s’intéressent au bronze et aux représentations des souverains africains. Toutefois, son exposition ne permet pas, à elle seule, de présumer de l’accueil du public ou de ses retombées pour l’artiste.

Une œuvre à découvrir au SIAO
La découverte organisée par la DRCCAT-Nando met en avant le travail d’un artiste résidant à Koudougou. Elle rappelle également l’intérêt de documenter les créations réalisées dans les régions, au-delà des grands événements culturels. Ainsi que l’engagement des autorités a la promotions de l’artisanat loacl.
Pour le public, l’enjeu sera de découvrir l’œuvre elle-même, mais aussi de mieux connaître son auteur et son parcours.

Une œuvre à découvrir au SIAO
Avec ses 5,75 mètres de hauteur et près de trois tonnes de bronze, la tête d’Oba de Salfo DERME se distingue par son ampleur. Elle associe une réalisation contemporaine à une référence historique de l’art africain.
Après la visite de la DRCCAT-Nando à Koudougou, le rendez-vous annoncé est donc le SIAO 2026. Cette présentation permettra au public de découvrir la sculpture et d’apprécier le résultat de dix-huit mois de travail.
Source :DRCCAT-Nando, la rédaction de VoirFaso.






