Pékin, 21 août 2026 — Le Burkina Faso et la Chine veulent donner une nouvelle dimension à leur coopération dans le domaine des médias. En marge du 7e Forum sur la Coopération des médias sino-africains, qui se tient du 19 au 21 août 2026 à Pékin, le camarade ministre burkinabè de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Pingdwendé Gilbert OUEDRAOGO, s’est entretenu avec le vice-ministre chinois de l’Administration nationale de la Radio et de la Télévision, Liu Jianguo.
Les échanges ont porté sur plusieurs axes visant à renforcer les relations entre les médias des deux pays.
Des contenus burkinabè et chinois appelés à circuler davantage
Premier chantier évoqué : le partage de contenus audiovisuels.
Les deux parties envisagent notamment la diffusion de programmes documentaires ainsi que de productions cinématographiques et audiovisuelles majeures entre la Radiodiffusion Télévision du Burkina (RTB) et une télévision publique chinoise.
L’objectif est double : permettre aux publics burkinabè et chinois de mieux connaître leurs réalités respectives, mais également utiliser les médias comme un outil de rapprochement culturel.
Une convention devrait venir formaliser ce premier volet de coopération.
La technologie chinoise pour moderniser les équipements
Autre enjeu majeur : la modernisation des infrastructures médiatiques burkinabè.
Le Burkina Faso entend notamment tirer profit de l’expérience chinoise dans le domaine technologique afin de contribuer à la mise à niveau de ses équipements audiovisuels.
Pour les médias publics comme privés, la question des équipements constitue un enjeu important dans un environnement où les usages numériques et les technologies de production audiovisuelle évoluent rapidement.
Cette coopération pourrait ainsi ouvrir des perspectives en matière de transfert de savoir-faire et de technologies.
La formation des professionnels au cœur du partenariat
Le troisième axe concerne les ressources humaines.
Les deux pays ont réaffirmé leur volonté de poursuivre les sessions de formation et les échanges d’expériences entre professionnels de l’information et de la communication.
La démarche concerne aussi bien les acteurs du secteur public que ceux du secteur privé.
Pour le Burkina Faso, ces échanges peuvent notamment permettre aux professionnels de mieux maîtriser les nouvelles technologies et de partager des expériences avec leurs homologues chinois.

Faire de Laongo un espace de création et de transmission
Lors de l’installation du commissariat, le Secrétaire général du MCCAT a appelé les membres à travailler avec engagement, méthode et anticipation afin de contribuer à la réussite de l’édition.
Au-delà de la production d’œuvres, l’ambition affichée est également de faire du Symposium un espace contribuant à la promotion de la paix et de la cohésion sociale.
Avec l’installation du commissariat, une première étape est donc franchie. Les prochains mois seront consacrés à la préparation artistique et technique de l’événement, avant l’ouverture officielle prévue en novembre.

Les médias comme passerelle entre les deux peuples
Pour le ministre Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, cette coopération dépasse donc la seule dimension technique.
À travers les contenus audiovisuels, les formations et les échanges professionnels, les médias peuvent contribuer à une meilleure connaissance réciproque des deux peuples.
La Chine souhaite ainsi poursuivre son partenariat avec le Burkina Faso dans un secteur qui se trouve à la croisée de la culture, de l’information et de la technologie.
Le 7e Forum sur la Coopération des médias sino-africains, organisé à Pékin du 19 au 21 août, sert ainsi de cadre à la consolidation de cette dynamique.
Ce que cela peut changer concrètement
Pour les médias burkinabè, cette coopération pourrait se traduire à terme par davantage de contenus internationaux, des opportunités de formation, un accès accru à certaines expertises technologiques et une modernisation des équipements audiovisuels.
Pour le public, l’enjeu est également culturel : découvrir davantage la Chine à travers ses productions et permettre, en retour, au public chinois de mieux connaître le Burkina Faso.
Le partenariat annoncé devra toutefois être traduit en actions concrètes à travers les conventions et programmes qui seront mis en place.





