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Première récolte de poissons élevés dans des cages flottantes au barrage de Yacouta à Dori

À Yacouta, une nouvelle étape pour la production de poisson

À Dori, dans la région du Liptako, les cages flottantes du barrage de Yacouta commencent à produire leurs premiers résultats.

Ce lundi 24 août 2026, le gouverneur de la région du Liptako, Abdoul Karim Zongo, a officiellement lancé la récolte des poissons élevés dans ces installations.

Cette étape intervient environ six mois après le lancement de l’empoissonnement du barrage.

Le projet s’inscrit dans la volonté de développer davantage la production halieutique locale et de réduire progressivement la dépendance du Burkina Faso aux approvisionnements extérieurs.

CAGES POUR UNE PRODUCTION ANNONCÉE DE 15 TONNES

La situation géographique du parc explique en partie l’attention portée à sa sécurisation.

Entouré par une ville en pleine expansion, Bangr-Wéogo constitue un espace fréquenté par les populations et abrite également une importante diversité d’espèces animales et végétales.

Au terme de sa visite, le ministre s’est dit satisfait des mesures prises par les services des Eaux et Forêts, en collaboration avec la municipalité de Ouagadougou.

« Nous sommes hautement satisfaits des dispositions déjà prises par les services compétents et comptons les renforcer davantage. »

L’objectif est notamment de permettre aux usagers de fréquenter le parc dans de meilleures conditions, tout en protégeant cet espace naturel contre les différentes menaces auxquelles peuvent être confrontées les forêts urbaines. Selon les informations communiquées à l’occasion de cette première récolte, 18 cages flottantes doivent être récoltées, pour une production attendue de 15 tonnes de poissons.

Cette production devrait contribuer à améliorer l’offre disponible sur les marchés de Dori et des localités environnantes.

Mais l’intérêt du projet ne se limite pas à la quantité de poissons produite.

La pisciculture peut également générer des activités autour de l’alimentation des poissons, de l’entretien des cages, de la récolte, du transport, de la commercialisation et, à terme, de la transformation..

SIX MOIS POUR PASSER DE L’EMPOISSONNEMENT À LA RÉCOLTE

Le projet avait franchi une première étape le 4 février 2026, avec le lancement de la pisciculture en cages flottantes au barrage de Yacouta.

À cette occasion, 22 cages avaient été empoissonnées, avec plus de 150 000 alevins, tandis qu’une capacité de 50 cages était envisagée à terme. 

L’objectif annoncé était alors de faire de Yacouta un site capable d’approvisionner Dori et d’autres localités de la région en poissons produits localement. 

La récolte lancée ce 24 août constitue donc une première occasion d’évaluer concrètement les résultats obtenus après plusieurs mois d’élevage.

UNE ACTIVITÉ QUI PEUT CRÉER DE LA VALEUR LOCALE

L’un des principaux intérêts de la pisciculture en cages flottantes réside dans sa capacité à créer une chaîne d’activités autour de la production.

De l’élevage à la commercialisation, plusieurs métiers peuvent être concernés.

À terme, le développement de la filière pourrait donc profiter non seulement aux producteurs, mais également aux commerçants, transporteurs, transformateurs et autres acteurs intervenant dans la chaîne du poisson.

L’expérience de Yacouta s’inscrit dans une dynamique plus large au Burkina Faso. La pisciculture en cages flottantes est également développée sur d’autres retenues d’eau, notamment à Bagré. 

Barrage de Yacouta dans la commune de Dori, région du Liptako
Le barrage de Yacouta accueille désormais une activité de pisciculture en cages flottantes.

Pourquoi c’est important

Le Burkina Faso reste fortement dépendant des importations de produits halieutiques.

Le développement de la pisciculture locale vise donc à augmenter progressivement l’offre nationale, créer des emplois et renforcer la disponibilité des protéines animales.

À Yacouta, l’enjeu est également de démontrer que les ressources en eau du Sahel peuvent être utilisées pour développer des activités économiques adaptées au territoire.

UN PROJET QUI DEVRA FAIRE SES PREUVES DANS LA DURÉE

La visite du ministre rappelle finalement que la protection de Bangr-Wéogo ne relève pas uniquement des services chargés de sa gestion.

Elle concerne également les visiteurs et l’ensemble des habitants de la capitale.

Préserver les espaces verts urbains, respecter les espèces et maintenir la propreté du site sont autant de gestes qui permettent de garantir la pérennité de ce patrimoine.

À Ouagadougou, Bangr-Wéogo représente ainsi bien plus qu’une forêt au milieu de la ville : c’est un espace naturel dont la sécurité et la préservation peuvent contribuer à améliorer le cadre de vie tout en ouvrant des perspectives pour le tourisme urbain.

Source : DCRP-MSECU – Article adapté et enrichi par la rédaction de VoirFaso.Cette première récolte constitue une étape importante, mais elle ne permet pas encore à elle seule de mesurer tout le potentiel du dispositif.

Les prochains cycles permettront notamment d’apprécier la régularité de la production, les coûts d’alimentation, la capacité de commercialisation et la rentabilité de l’activité.

L’expérience devra également être accompagnée d’un suivi technique permettant de maintenir la qualité de la production et la durabilité de l’activité.

À Yacouta, l’enjeu dépasse donc la première récolte.

Produire du poisson localement, créer des activités économiques et mieux valoriser les ressources disponibles dans la région : c’est cette équation que la pisciculture en cages flottantes cherche désormais à résoudre.

La réussite de cette expérience pourrait contribuer à renforcer progressivement la place de la production halieutique locale dans l’approvisionnement des populations du Liptako.

À Yacouta, le poisson n’est plus seulement une ressource que l’on attend : il devient une production que le territoire peut développer.

Source : DCRP/MAERAH, complétée par des informations publiées lors du lancement de la pisciculture à Yacouta. Les données de février 2026 sur le lancement et les capacités initiales sont corroborées par l’Agence d’information du Burkina. 

Article adapté et enrichi par la rédaction de Voir Faso.

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