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Ouverture de l’atelier de documentation des mets du terroir à Nando

Patrimoine culinaire : le Burkina documente ses mets du terroir

Du 7 au 12 septembre 2026, la Direction générale du Tourisme réunit des chefs cuisiniers et des acteurs du secteur touristique autour d’un atelier consacré à la documentation des mets du terroir. L’objectif : garder une trace des recettes, techniques et connaissances gastronomiques transmises principalement par voie orale.

Un patrimoine qui se transmet encore largement à l’oral

Au Burkina Faso, la cuisine ne se résume pas aux plats servis dans les restaurants ou préparés dans les familles. Derrière chaque mets du terroir se trouvent des techniques, des gestes, des ingrédients et parfois des histoires qui se transmettent de génération en génération.

Mais cette transmission essentiellement orale présente une fragilité : avec le temps, certaines connaissances peuvent disparaître, se transformer ou perdre une partie de leur authenticité.

C’est pour contribuer à préserver cette mémoire gastronomique que la Direction générale du Tourisme organise, du 7 au 12 septembre 2026, un atelier consacré à la documentation des mets du terroir – Volume 1.

La cérémonie officielle d’ouverture s’est tenue le mardi 8 septembre, dans la salle de réunion de la Direction régionale de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme de Nando.

Des chefs cuisiniers au cœur du travail de documentation

Présidée par le camarade Fidèle Bètamou Aymar TAMINI, secrétaire général du ministère de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, la cérémonie a réuni notamment la camarade Directrice générale du Tourisme, Monique OUEDRAOGO/ILBOUDO, ainsi que le camarade Directeur régional de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme de Nando, Baba BARRO.

Les travaux rassemblent également des chefs cuisiniers et des agents du secteur touristique, appelés à mettre leurs connaissances au service de cette opération de sauvegarde.

L’initiative intervient après une première phase de collecte d’informations menée sur le terrain. Cette étape doit permettre de mieux cerner les mets concernés, ainsi que les pratiques et les connaissances qui leur sont associées.

L’enjeu dépasse donc la simple rédaction d’un livre de recettes.

L’objectif n’est donc pas de simplement dresser un répertoire de recettes. Il s’agit de documenter un patrimoine vivant.

— Le camarade Fidèle Bètamou Aymar TAMINI, Secrétaire général du MCCAT.

Conserver les recettes, mais aussi les savoir-faire

Documenter un mets, c’est aussi tenter de conserver ce qui l’accompagne : les méthodes de préparation, les particularités locales, les produits utilisés et les connaissances transmises au sein des communautés.

Cette démarche peut ainsi contribuer à renforcer la visibilité du patrimoine gastronomique burkinabè et à faciliter sa transmission aux générations futures.

Pour la Direction générale du Tourisme, la documentation constitue également une base de travail pour les prochaines actions de valorisation du patrimoine culinaire.

Participants travaillant à la documentation des mets traditionnels du Burkina Faso
Les travaux portent sur la collecte et la documentation des connaissances gastronomiques.

Un document de référence attendu à l’issue des travaux

L’atelier rassemble des représentants de différentes structures ministérielles ainsi que des techniciens directement impliqués dans la production et l’exploitation des statistiques du tourisme.

Cette dimension interministérielle est importante, car les données nécessaires à la compréhension de l’activité touristique sont réparties entre plusieurs acteurs.

Le travail consiste donc aussi à rapprocher les sources, harmoniser les données disponibles et construire progressivement un système permettant de disposer d’informations plus cohérentes sur le secteur.Au terme de l’atelier, un document doit être élaboré pour servir d’outil de référence dans les futures actions de sauvegarde, de transmission et de valorisation du patrimoine culinaire.

Ce premier volume pourrait ainsi constituer une étape dans un travail plus large de conservation de la mémoire gastronomique du Burkina Faso.

Car préserver le patrimoine culinaire, ce n’est pas seulement conserver des recettes. C’est aussi préserver des gestes, des pratiques et une partie de l’identité culturelle des communautés.

Pourquoi c’est important

La réunion du 27 août n’a donc pas encore donné naissance à la FRAT-Oubri. Elle a surtout permis de poser les bases d’une organisation future.

Le rendez-vous du 10 septembre constituera une étape décisive pour transformer cette volonté en structure opérationnelle.Un plat traditionnel peut disparaître lorsque les connaissances nécessaires à sa préparation ne sont plus transmises. La documentation permet donc de conserver une trace de ces savoir-faire et de donner aux générations futures des ressources pour les comprendre, les reproduire et les valoriser.

Dans un pays où le tourisme cherche également à mieux s’appuyer sur les richesses culturelles et locales, la gastronomie peut devenir un véritable vecteur d’attractivité.

Source : Direction générale du Tourisme / DRCCAT-Nando – Article adapté et enrichi par la rédaction de VoirFaso.

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