Ouagadougou, 2 octobre 2026. Au Salon international de l’artisanat de Ouagadougou (SIAO), les Forces armées burkinabè ont dévoilé une facette peu connue de leurs activités. Dans le cadre des Journées d’engagement patriotique et de participation citoyenne (JEPPC), leurs cuisines roulantes ont servi du riz soumbala, du pain au blé local et plusieurs spécialités burkinabè. Les visiteurs ont pu y manger à partir de 500 francs CFA.
L’initiative s’inscrivait dans la deuxième phase de la troisième édition des JEPPC, lancée le 2 octobre par le camarade Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel OUEDRAOGO. Cette édition portait le thème « Produisons burkinabè, consommons burkinabè ! », accompagné du slogan « Tous pour le Made in Burkina : faisons de chaque achat un acte de souveraineté ».
Au milieu des stands de l’exposition, les militaires ont fait de la restauration un moyen concret de promouvoir la consommation des produits nationaux.


Nous faisons également sur place le pain avec le blé local de chez nous, au profit de la population et de tous ceux qui sont sur le site
Du blé burkinabè au pain préparé sur place
L’offre présentée par l’Établissement central de l’Intendance militaire ne se limitait pas aux repas habituels des visiteurs. Pain simple, pain au sésame, faro, garba, feuilles et brochettes figuraient parmi les préparations proposées sur le site.
Une partie de cette offre reposait sur l’utilisation de matières premières produites au Burkina Faso. Les militaires confectionnaient notamment du pain avec du blé local, directement sur le lieu de l’exposition.
« Nous faisons également sur place le pain avec le blé local de chez nous, au profit de la population et de tous ceux qui sont sur le site », expliquait l’adjudant-chef Oumarou OUEDRAOGO.
Le riz local et le riz étuvé provenant des bas-fonds burkinabè occupaient également une place dans les menus. Leur présence donnait une dimension économique à cette démonstration culinaire : l’objectif était aussi de faire connaître les produits nationaux et d’encourager leur consommation.
Cette démarche rejoignait le message central des JEPPC. Le patriotisme économique ne se limitait pas aux discours. Il pouvait également se traduire par les choix alimentaires, lorsque les produits du pays étaient disponibles et accessibles.
Le riz soumbala attire les visiteurs
Parmi les plats proposés, le riz soumbala était le plus demandé, selon le témoignage recueilli auprès de l’adjudant-chef Oumarou OUEDRAOGO. Préparé grâce aux cuisines roulantes de l’armée, il avait retenu l’attention de nombreux visiteurs.
« Le plat le plus prisé actuellement, c’est le riz soumbala que nous faisons ici avec nos moyens roulants », avait confié le militaire.
Les feuilles et le faro étaient également appréciés. Selon ses explications, le faro était une préparation à base de haricots, inspirée du garba.
Cette diversité avait permis aux visiteurs de découvrir différentes préparations et des recettes du pays. La cuisine était ainsi devenue un point de rencontre entre les militaires et le public, dans un cadre différent de celui des missions habituelles des Forces armées.

« Ce n’est pas seulement la Kalach’ »
La présence des militaires derrière les fourneaux visait aussi à faire évoluer le regard du public sur leurs compétences. Selon l’adjudant-chef Oumarou OUEDRAOGO, les premiers jours de l’exposition avaient été marqués par une certaine hésitation des visiteurs à s’approcher du stand.
« Les gens ne s’approchaient pas ; ils croyaient que c’était une affaire purement militaire », raconte-t-il.
Le passage à des vêtements civils avait facilité les échanges et contribué à rendre l’espace plus accessible. Le personnel de l’Intendance militaire avait ainsi pu présenter ses activités culinaires dans une atmosphère moins formelle.
« Ce n’est pas seulement la Kalach’. On sait faire beaucoup de choses », insiste le militaire.
Son propos rappelait que les compétences des Forces armées ne se résumaient pas aux opérations de défense et de sécurité. La restauration collective constituait également un savoir-faire utile, notamment pour assurer l’alimentation des personnels. L’exposition avait permis au public d’en découvrir une application concrète.

Des repas à partir de 500 francs CFA
Le prix constituait un autre argument du stand. Selon les informations communiquées par les militaires, un plat de riz était proposé à 500 francs CFA, tandis que certaines portions plus consistantes coûtaient 1 000 francs CFA.
Ces tarifs permettaient aux visiteurs de goûter aux préparations sans consacrer un budget élevé à leur repas. Ils donnaient aussi une dimension pratique au message des JEPPC : promouvoir les produits locaux supposait les rendre visibles et permettre au public de les consommer.
La présence de l’Établissement central de l’Intendance militaire au SIAO avait ainsi associé la présentation d’un savoir-faire culinaire à la promotion des produits burkinabè et au rapprochement entre les Forces armées et la population.
Pendant cette exposition, les visiteurs ont pu découvrir une autre facette des militaires. Cette initiative avait donné une traduction concrète au thème « Produisons burkinabè, consommons burkinabè ! », en invitant chacun à soutenir la production nationale jusque dans son assiette.






