Ouagadougou, 20 octobre 2026. Le contrôle des immatriculations à Ouagadougou a permis de vérifier 1 219 véhicules. Parmi eux, 158 circulaient sans immatriculation, selon la Direction de la communication du ministère de l’Administration territoriale et de la Mobilité (DCRP/MATM). L’opération a également conduit à la mise en fourrière de 94 engins.
Contrôle des immatriculations à Ouagadougou : 1 219 véhicules vérifiés
L’opération s’est déroulée le mardi 20 octobre 2026 dans la capitale burkinabè. Elle a été conduite par la Direction générale des transports terrestres et maritimes (DGTTM), en collaboration avec la Direction générale du commerce, la Police nationale et la Police municipale.
Au total, les équipes ont contrôlé 1 219 véhicules. Les vérifications ont révélé que 158 d’entre eux ne disposaient pas d’une immatriculation. Ce chiffre représente environ 13 % des véhicules contrôlés.
Les deux-roues constituent la catégorie la plus concernée. En effet, 141 des 158 véhicules dépourvus d’immatriculation étaient des engins à deux roues.
Par ailleurs, l’opération a conduit à l’envoi de 94 engins en fourrière. La communication officielle ne précise toutefois pas la répartition exacte de ces engins selon leur catégorie ni leur situation administrative individuelle.


Contrôle des immatriculations à Ouagadougou : quelles sont les obligations ?
Au Burkina Faso, l’immatriculation constitue une obligation pour les véhicules appelés à circuler sur la voie publique. Cette exigence concerne notamment les voitures, les tricycles et les motocyclettes.
Les textes réglementaires cités dans le cadre de l’opération comprennent la loi n°53-94/ADP, le décret n°2017-0114 et le décret n°73-308/PRES/MTP.
Les véhicules doivent disposer d’une immatriculation définitive ou provisoire. Les séries temporaires W et WW sont également concernées par les dispositions applicables.
Ainsi, les propriétaires doivent s’assurer que leurs engins disposent des documents requis avant de les mettre en circulation. Cette vérification concerne aussi les personnes qui achètent un véhicule auprès d’un vendeur ou d’un garage.
Immatriculation des véhicules au Burkina Faso : les responsabilités des vendeurs et acheteurs
Les contrôles ne concernent pas uniquement les usagers de la route. Ils portent également sur les acteurs de la vente de véhicules.
Les vérifications menées par les équipes ont notamment concerné les plaques et les bandes d’immatriculation des véhicules en circulation ou proposés à la vente. Elles ont aussi porté sur les agréments des concessionnaires et des garages, ainsi que sur les documents liés à l’immatriculation.
Dans ce dispositif, les vendeurs agréés doivent fournir une immatriculation provisoire au moment de la vente. De leur côté, les acheteurs doivent vérifier la conformité administrative du véhicule avant de prendre la route.
Cette démarche permet de limiter les situations dans lesquelles un nouvel acquéreur utilise un engin sans disposer des documents nécessaires.
Pourquoi le contrôle des immatriculations à Ouagadougou est-il important ?
L’immatriculation ne se limite pas à une formalité administrative. Elle permet d’identifier un véhicule et de faciliter son rattachement à son propriétaire.
Le directeur général des transports terrestres et maritimes, le camarade Sibidi Vincent TOUGRI, a rappelé l’importance de cette identification. Selon lui, elle contribue notamment au travail des services compétents lors des accidents et des incidents.
Elle constitue également un élément utile pour les opérations de contrôle routier et de sécurité.
En cas d’accident, d’infraction ou d’incident impliquant un véhicule, l’identification facilite les démarches des services concernés. À l’inverse, l’absence d’immatriculation peut compliquer ces vérifications.
Pour les usagers, l’enjeu est donc de circuler avec un véhicule en règle et de conserver les documents nécessaires.

Contrôles routiers au Burkina Faso : une opération appelée à s’étendre
L’opération menée à Ouagadougou s’inscrit dans une démarche qui doit se poursuivre au-delà de la capitale. Selon la communication du ministère, les contrôles sont appelés à être étendus à d’autres villes du Burkina Faso.
Cette perspective concerne aussi bien les usagers que les vendeurs et les garages. Elle invite les propriétaires à vérifier la situation administrative de leurs véhicules sans attendre un prochain contrôle.
Les acheteurs doivent également faire preuve de vigilance au moment de l’acquisition. Il leur revient notamment de s’assurer que le vendeur fournit les documents nécessaires et que le véhicule peut être régulièrement mis en circulation.

Ce que les automobilistes et les conducteurs doivent retenir
Les résultats de cette opération rappellent l’importance de l’immatriculation dans la circulation routière au Burkina Faso. Sur les 1 219 véhicules contrôlés à Ouagadougou, 158 ne disposaient pas d’une immatriculation, tandis que 94 engins ont été envoyés en fourrière.
Pour éviter les difficultés lors des contrôles, les conducteurs doivent vérifier la conformité de leurs documents. Les acheteurs, quant à eux, doivent s’assurer que les formalités nécessaires sont effectuées dès l’acquisition du véhicule.
Avec l’annonce de contrôles dans d’autres villes, la question de l’immatriculation concerne désormais les usagers bien au-delà de Ouagadougou. Le respect des obligations administratives reste une condition essentielle pour circuler en règle et faciliter l’identification des véhicules.
Source: rédaction voirfaso.






