Les réformes aéroportuaires ont pris effet à Ouagadougou le 20 octobre 2026.Selon la Société des aéroports du Faso (SAFA), elle détaille les grandes lignes dans un article économique qu’elle diffuse sur sa page Facebook officielle.
Théophile Bikenga, directeur général de la SAFA, et Ibrahim Ouédraogo, chargé des études spécialisées en économie, signent ce texte. En effet, il présente une vision d’ensemble du secteur. Ainsi, la SAFA mise sur l’investissement, le financement, la baisse des coûts, la sécurité, le numérique et les liaisons aériennes.
Le cap des réformes aéroportuaires
Le Camarade Président du Faso, le Capitaine Ibrahim TRAORÉ, donne l’impulsion. Le Camarade Ministre de l’Administration territoriale et de la Mobilité applique cette vision au sein de son ministère. Afin que le Burkina Faso modernise ses infrastructures et renforce sa souveraineté nationale.
Les autorités visent des aéroports utiles à l’économie. Elles veulent aussi relier les territoires entre eux. Elles souhaitent également renforcer le rayonnement international du Burkina.
La création de la SAFA s’inscrit dans le cadre des réformes aéroportuaires. La société a pour rôle de gérer et valoriser le patrimoine aéroportuaire national. Elle accompagne également la modernisation des plateformes, améliore les performances et diversifie les activités.


Redevances : l’argent des passagers reste au pays
L’arrêté conjoint n° 2026-0028/MATM/MEF du 8 mai 2026, fixe les règles. Il précise comment l’État décide, perçoit et répartit les redevances aéroportuaires et extra-aéronautiques au Burkina Faso. Ces règles s’appliquent depuis le 20 octobre.
Une redevance est une somme payée en échange d’un service. Le passager la règle avec son billet. Elle sert à financer les installations, l’accueil, la sécurité et l’entretien des pistes.
Trois mesures marquent ce volet des réformes aéroportuaires. D’abord, l’État crée une redevance pour développer les infrastructures. Ensuite, il réduit de 30 % la redevance des services passagers. Enfin, il élargit la redevance de sécurité au financement du digital.
Car jusqu’ici, les passagers au départ du Burkina finançaient les aéroports d’autres pays de la sous-région. Désormais, cet argent reste sur place. Ce qui peut justifier la décision du pays d’investir dans ses propres plateformes.
Une partie des fonds compte soutenir aussi les structures de régulation de l’aviation civile. La supervision, le contrôle et la sécurité. Le dispositif est censé respecter les principes de transparence, d’équité et de non-discrimination de l’OACI.

Carburant Jet A1 : l’autre pilier des réformes aéroportuaires
Le prix du Jet A1 passe de 1 800 à 600 FCFA le litre au Burkina Faso . Cette baisse atteint 66,7 %.Elle compte alléger fortement les charges des compagnies.
La crise au Moyen-Orient a fait flamber les prix du carburant d’aviation depuis le début de l’année 2026. Selon l’IATA, le prix mondial du carburant d’aviation devrait grimper d’environ 70 %. Les dépenses de carburant des compagnies augmenteraient de près de 40 %. Par conséquent, le carburant représenterait désormais 31,4 % de leurs charges, contre 25,4 % en 2025.
L’Afrique devrait subir une pression encore plus forte. D’après Reuters, en mars 2026, le carburant pèserait 30 à 40 % des charges de certaines compagnies africaines. Il atteindrait même 50 à 55 % chez Fly Safair, en Afrique du Sud.
Face à cette situation, le Burkina devrait gagner un avantage concurrentiel. Les réformes aéroportuaires profiteraient ainsi aux transporteurs. Ils pourraient proposer des billets moins chers et ouvrir de nouvelles dessertes.
Donsin, Bobo-Dioulasso, Ouagadougou : trois chantiers
Les réformes aéroportuaires se traduisent sur le terrain par trois chantiers. Les travaux de l’aéroport international de Donsin se poursuivent. La plateforme de Bobo-Dioulasso, qui se développe. Et l’aéroport international de Ouagadougou (AIO), en pleine modernisation.
À l’AIO, la SAFA transforme notamment la zone fret. Cette transformation doit améliorer le traitement des marchandises et attirer davantage d’opérateurs économiques. Des infrastructures extra-aéronautiques, sans lien direct avec les vols, doivent aussi valoriser les espaces et diversifier les revenus.
À Bobo-Dioulasso, le programme envisage un hôtel de haut standing, un espace de loisir avec plage artificielle, un centre international de conférence et une clinique aéropotuaire.Des infrastructures similaires sont envisagées à Donsin.
Les aérodromes domestiques entrent aussi dans le plan : Dori, Fada, Gaoua, Ouahigouya, Orodara, Po, Dédougou, Diapaga, Ténkodogo, Tougan, Gorom-Gorom. Leur développement progressif vise à renforcer la connectivité intérieure et à rapprocher les infrastructures des territoires.

Smart Airport Burkina : le numérique au service du voyageur
Le programme Smart Airport Burkina porte la transformation numérique. Il vise des aéroports plus intelligents, connectés, sûrs et performants. Six axes le structurent : la gouvernance intelligente, les infrastructures connectées, l’expérience passager, la maintenance intelligente, la sécurité avec la cybersécurité, et les services numériques.
Plusieurs outils figurent au programme. SALAM (SAFA Airport Life Assistance Manager) est un assistant pour passagers fondé sur l’intelligence artificielle. L’application mobile eSAFA complète l’offre.
S’y ajoutent un système interne de suivi des vols, la vidéosurveillance intelligente, les drones, le contrôle d’accès, les bornes en libre-service et la gestion des bagages. La SAFA prévoit aussi un centre d’innovation technologique et le renforcement des compétences nationales.
Avec son concept de « smart passager », la SAFA simplifie le parcours des voyageurs. En clair, la digitalisation améliore l’accueil, allège les démarches et renforce la sécurité. Elle renforce aussi la maîtrise nationale des technologies.
Ce que les réformes aéroportuaires changent pour le voyageur
Plusieurs effets se dessinent déjà. Le passager paie une redevance de services réduite de 30 %. Les compagnies achètent un carburant bien moins cher. Les aéroports proposeront davantage de services.
Toutefois, des questions restent ouvertes. Les informations de la SAFA ne chiffrent pas encore l’effet sur le prix des billets. Elles ne donnent pas non plus de calendrier de livraison pour les projets. Les voyageurs suivront donc ces annonces de près.
Source: https://safabf.com/…/uploads/2026/10/SAFACONNECT-001.pdf






