À Ouagadougou, le Gouvernorat a accueilli une cérémonie des Journées nationales d’engagement patriotique et de participation citoyenne (JEPPC), le 2 octobre 2026. Cette activité marque le début de la phase 2 de la 3e édition, prévue jusqu’au 16 octobre.
La cérémonie a commencé par la montée des couleurs. Elle s’est poursuivie avec la lecture du message du Camarade Président du Faso, le Capitaine Ibrahim TRAORÉ. Le camarade gouverneur de la région du Kadiogo, Abdoulaye BASSINGA, a livré le message.
La visite des stands d’exposition a ensuite permis de découvrir plusieurs produits locaux. Une photo de famille a clôturé cette séquence.
Un moment solennel au Gouvernorat
La montée des couleurs a ouvert la cérémonie dans l’enceinte du Gouvernorat. Ce moment rappelle l’importance des symboles de la Nation dans les activités citoyennes.
Cette phase 2 porte un thème clair : « Produisons burkinabè, consommons burkinabè ! ».
Le slogan retenu va plus loin : « Tous pour le Made in Burkina : Faisons de chaque achat un acte de souveraineté ».
Le message cherche à rapprocher le patriotisme des gestes quotidiens. Acheter un produit local devient alors un acte économique. Produire et transformer localement complètent cette démarche.
Le message présidentiel au centre de la cérémonie
Le Camarade Gouverneur Abdoulaye BASSINGA a lu le message du Camarade Président du Faso.
Le capitaine Ibrahim TRAORÉ y présente trois défis majeurs pour le Burkina Faso. Il les décrit comme trois « verrous » : produire, transformer et consommer.
Le premier concerne la production. Le chef de l’État évoque les terres agricoles, l’eau, les équipements et les intrants. Il rappelle aussi les difficultés causées par l’insécurité.
Le message souligne toutefois les résultats obtenus dans le secteur agricole. Il cite notamment une production céréalière supérieure à sept millions de tonnes. Il mentionne aussi le franchissement du cap du million de tonnes de riz.
Pour le Président du Faso, ces résultats montrent que le Burkina Faso dispose d’un potentiel important.


De la matière première au produit fini
Le deuxième défi concerne la transformation locale.
Le Burkina Faso produit du coton, du karité, du sésame, de la mangue et d’autres ressources. Une partie de ces matières quitte encore le pays sans transformation suffisante.
Le message présidentiel pose alors une question économique simple. Pourquoi exporter une matière première et racheter ensuite le produit fini ?
Transformer davantage sur place peut créer des emplois. Cette activité peut aussi augmenter les revenus des familles et renforcer les recettes de l’économie nationale.
Le discours insiste donc sur l’importance des unités de transformation. Il évoque également la normalisation, l’emballage et la labellisation des produits.
Les stands donnent un visage au « Made in Burkina »
La visite des stands d’exposition a permis de passer du discours aux produits.
Les visiteurs ont pu découvrir des productions locales et le savoir-faire de différents acteurs. Cette étape donne une dimension concrète au slogan de la phase 2.
Derrière chaque produit, il y a un producteur, un artisan, une transformatrice ou un commerçant. Leur travail participe directement à la création de valeur au Burkina Faso.
Le défi consiste maintenant à rendre ces produits visibles. Il faut aussi améliorer leur qualité, leur présentation et leur accès aux marchés.

Le consommateur au cœur du dispositif
Le troisième défi se trouve dans les habitudes de consommation.
Le message présidentiel appelle les Burkinabè à regarder l’origine des produits avant de faire leurs choix. Il invite aussi les familles à donner davantage de place aux productions nationales.
Cette orientation concerne les marchés et les boutiques. Elle concerne aussi les cérémonies, les écoles et les administrations.
Le discours cite plusieurs exemples. Il encourage notamment la consommation du riz produit au Burkina Faso. Il évoque aussi le soumbala, les céréales, la tomate, l’huile et le sucre.
Le Faso Dan Fani et le kôkô donda trouvent également leur place dans cette vision. Ces produits représentent à la fois une activité économique et un savoir-faire culturel.

Les commerçants ont aussi leur rôle à jouer
Le message interpelle directement les commerçants et les boutiquiers.
Ils peuvent donner une meilleure visibilité aux produits locaux. Ils peuvent les placer au premier plan dans leurs rayons. Ils peuvent aussi afficher clairement leur origine.
Des consommateurs qui n’attendent toutefois qu’une chose en retour : la qualité.
Le patriotisme économique ne dispense pas les producteurs de rechercher l’excellence. Un produit local doit pouvoir convaincre par son prix, sa qualité, son emballage et sa disponibilité.
Produire local, protéger aussi les ressources
Le message du Camarade Président du Faso élargit également la réflexion à l’environnement.
La plantation d’arbres, la restauration des terres et la lutte contre la désertification occupent une place dans cette vision. Le discours établit un lien entre la protection des sols et la capacité du pays à produire.
Le reboisement devient alors un geste économique et environnemental. Les terres agricoles dépendent directement de la qualité des sols et des ressources naturelles.
Cette approche concerne les producteurs, mais aussi les populations des villes et des campagnes.
Pourquoi cette cérémonie compte pour les Burkinabè ?
La phase 2 des JEPPC pose une question très concrète : quelle place les produits burkinabè occupent-ils dans les habitudes quotidiennes ?
La cérémonie du Gouvernorat apporte une réponse symbolique et pratique. La montée des couleurs rappelle l’engagement citoyen. Le message présidentiel fixe une orientation. Les stands montrent des produits. La photo de famille clôture la séquence.
Le véritable défi se jouera toutefois dans les actes.
Produire davantage ne suffit pas. Le pays doit aussi transformer ses matières premières. Les entreprises doivent améliorer leurs produits. Les commerçants doivent leur donner de la visibilité. Les consommateurs doivent faire leurs choix en connaissance de cause.
C’est tout le sens du mot d’ordre de cette phase 2 : faire de chaque achat un acte de souveraineté.
Source : la rédaction de VoirFaso.






