OUAGADOUGOU, 28 septembre 2026 – Au lendemain de la clôture du Salon international du tourisme et de l’hôtellerie de Ouagadougou (SITHO), le Burkina Faso a célébré, dimanche 27 septembre 2026, la 46ᵉ Journée mondiale du tourisme. Ce rapprochement de dates met en lumière une même préoccupation au cœur de l’actualité touristique nationale : comment mieux valoriser les territoires et adapter le tourisme aux transformations du monde contemporain ?
La 16ᵉ édition du SITHO s’était conclue samedi 26 septembre au Parc d’exposition du SIAO, après plusieurs jours consacrés à la promotion des destinations et aux échanges entre acteurs du secteur. Le Mali et le Niger, invités spéciaux, avaient participé au salon, tandis que le premier Forum des acteurs du tourisme de l’AES réunissait des professionnels des trois pays autour des enjeux de financement et de développement touristique. (Gouvernement du Burkina Faso)
Le lendemain, la Journée mondiale du tourisme a mis en avant le numérique et l’intelligence artificielle au cœur de la réflexion sur l’avenir du secteur.


Le tourisme burkinabè face à un nouveau défi
Placée sous le thème « Agenda numérique et intelligence artificielle pour repenser le tourisme », l’édition 2026 invite les pays à réfléchir à la manière dont les nouvelles technologies peuvent transformer le secteur.
Dans son message à l’occasion de cette journée, le camarade ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Pingdwendé Gilbert OUÉDRAOGO, estime que la transformation numérique doit être vue comme une opportunité de repenser la façon de concevoir, de promouvoir et de gérer le tourisme, mais aussi de valoriser les territoires.
Ce constat intervient alors que le secteur du tourisme conserve une place importante dans l’économie burkinabè. En 2025, 630 379 visiteurs ont été enregistrés dans les établissements touristiques d’hébergement, dont 491 576 résidents et 138 803 non-résidents. Les recettes cumulées des établissements touristiques d’hébergement et des opérateurs de voyage et de tourisme ont été estimées à près de 100 milliards de francs CFA.
Pour le ministre, ces chiffres confirment que le tourisme demeure une activité capable de générer des revenus, de soutenir l’emploi et de contribuer au développement socioéconomique du pays.
La visibilité numérique devient incontournable
Le message ministériel insiste particulièrement sur un changement dans les habitudes des voyageurs : le parcours touristique commence de plus en plus sur Internet.
Rechercher une destination, consulter une photographie, trouver un hébergement, localiser un site ou préparer un itinéraire sont désormais des étapes essentielles avant le départ.
Dans cette perspective, le Burkina Faso entend mieux référencer ses destinations, digitaliser l’information touristique, développer des cartes interactives et des contenus numériques, et renforcer la visibilité en ligne des entreprises du secteur.
L’enjeu est concret pour les territoires. Un patrimoine peut être riche, mais rester méconnu s’il est difficile à trouver, mal documenté ou insuffisamment présenté sur le web.
Le numérique devient ainsi un outil indispensable pour faire connaître les sites, les savoir-faire, la gastronomie et les expériences touristiques proposées au Burkina Faso.

L’intelligence artificielle, entre opportunités et responsabilités
L’intelligence artificielle constitue un des grands thèmes de cette Journée mondiale du tourisme.
Dans son message, le Camarade Ministre met en lumière plusieurs utilisations possibles de cette technologie : l’analyse des données touristiques, une meilleure compréhension des visiteurs, la personnalisation de l’information, la création de contenus en plusieurs langues et l’amélioration de l’expérience des voyageurs.
Cette réflexion trouve un écho dans d’autres pays africains. Au Bénin, le message publié à l’occasion de la même journée souligne le rôle du numérique et de l’intelligence artificielle pour renforcer la visibilité des offres touristiques, enrichir l’expérience des visiteurs et renforcer la compétitivité des acteurs du secteur. Il insiste également sur l’importance du développement des compétences et sur un usage éthique et responsable de ces technologies. (Daabaaru)
Pour le Burkina Faso, la question reste de maintenir l’humain et l’identité culturelle au cœur de cette transformation. Le message ministériel rappelle que la technologie doit servir à mieux valoriser, documenter et transmettre le patrimoine, sans jamais le remplacer.(actualite.bf)

Après le SITHO, quelle place pour le numérique ?
La clôture du SITHO, le 26 septembre, puis la célébration de la Journée mondiale du tourisme, le 27, ont donc marqué deux rendez-vous successifs pour le secteur touristique burkinabè.
Sans confondre leurs objectifs, ces deux événements rappellent une même nécessité : mieux valoriser les richesses touristiques du Burkina Faso et de ses territoires.
Le SITHO a offert une vitrine aux professionnels, aux destinations et aux pays invités, notamment le Mali et le Niger. La Journée mondiale du tourisme a, elle, mis l’accent sur les nouveaux outils susceptibles d’amplifier cette visibilité.
Pour la destination Burkina Faso, le prochain défi consistera donc à transformer les potentialités existantes en expériences touristiques que les visiteurs connaissent mieux, qu’ils peuvent mieux documenter et auxquelles ils accèdent plus facilement.
Sites web, données, cartes, photographies, contenus numériques et outils d’intelligence artificielle peuvent désormais participer à cette ambition.






