La deuxième édition de la Semaine de l’hôtelier s’est achevée le 19 septembre 2026 à Bobo-Dioulasso. Pendant dix jours, les participants ont été initiés à plusieurs métiers de l’hôtellerie et de la restauration, avec une large place accordée à la pratique.
Dix jours consacrés aux métiers de l’hôtellerie
Les rideaux sont tombés sur la deuxième édition de la Semaine de l’hôtelier.
Organisée du 10 au 19 septembre 2026 à Bobo-Dioulasso, l’initiative portée par le Groupe Sissiman a réuni plus de 1 050 participantes et participants venus de plusieurs régions du Burkina Faso.
Durant dix jours, les apprenants ont pu découvrir différents métiers liés à l’hôtellerie et à la restauration aux côtés de professionnels et de formateurs.
L’objectif était notamment de leur permettre d’acquérir de nouvelles connaissances ou de renforcer des compétences déjà mobilisées dans le cadre de leurs activités professionnelles.


De la cuisine au housekeeping
Les formations ont porté sur plusieurs domaines.
Les participants ont notamment été initiés à la cuisine, à la pâtisserie, au housekeeping, au service en salle et à la gestion d’un bar.
Les apprentissages ont largement privilégié la pratique.
Le dispositif reposait ainsi sur 20 % de théorie et 80 % de pratique.
Les gestes professionnels occupaient une place importante. Dresser correctement un lit, préparer une chambre, accueillir un client, ouvrir une bouteille ou encore appliquer certaines techniques de service figuraient parmi les apprentissages.
Cette approche a permis aux participants de se confronter directement aux réalités des métiers concernés.
Des acquis jugés utiles par les participants
Pour plusieurs participants, cette expérience a permis de découvrir des techniques qu’ils ne maîtrisaient pas auparavant.
Certains exercent déjà dans des entreprises du secteur. D’autres disposent de leurs propres activités.
Pour ces professionnels ou futurs professionnels, les connaissances acquises peuvent notamment contribuer à améliorer la qualité de l’accueil et des services proposés à la clientèle.
Au-delà des gestes techniques, la formation a également créé un espace de rencontre entre apprenants, professionnels et formateurs.

Des formateurs favorables à davantage de spécialisation
À l’issue des dix jours, les formateurs dressent un bilan positif de l’initiative.
Ils identifient cependant plusieurs pistes d’amélioration pour les prochaines éditions.
Pour Yira Salifou, formateur en restauration, les participants pourraient notamment choisir une spécialité et y consacrer toute la durée de la formation.
Cette organisation permettrait, selon lui, d’aller davantage en profondeur dans l’acquisition des connaissances.
Nanema Jules, formateur en housekeeping, relève également la limite liée au temps disponible pour chaque domaine.
« Cette édition reposait avant tout sur l’initiation. En changeant de domaine au fil des jours, les participants ont pu toucher à plusieurs métiers, mais avec un temps limité pour chacun. C’est de voir avec les éditions futures la possibilité d’augmenter les jours de formation. »
Cette proposition pose ainsi la question de l’équilibre entre découverte de plusieurs métiers et spécialisation professionnelle.
Une clôture placée sous le signe de l’hospitalité.
La cérémonie de clôture s’est tenue le samedi 19 septembre à Bobo-Dioulasso.
Elle a été présidée par la camarade Mariama KONATÉ/GNANOU, gouverneure de la région du Guiriko.
La cérémonie a réuni plusieurs autorités administratives, militaires et paramilitaires, ainsi que des acteurs du monde économique.
La Camarade Gouverneure a salué l’initiative du Groupe Sissiman et son orientation vers la formation professionnelle et technique.
Elle a notamment présenté cette formation comme un élément important dans la construction d’une nation.
Le Groupe Sissiman appelle à mettre les acquis en pratique
Pour sa part, le Camarade Roland Achille SOW, PDG du Groupe Sissiman, commissaire général de la Semaine de l’hôtelier et président de la Délégation spéciale consulaire de la Chambre de commerce et d’industrie du Burkina Faso, s’est réjoui de l’aboutissement de cette deuxième édition.
Il a invité les apprenants à mettre en pratique les connaissances acquises durant les formations.
Il leur a également demandé de contribuer au rayonnement de l’hôtellerie et de la restauration du Burkina Faso.
Les représentants des parrains et partenaires ont, de leur côté, salué la tenue de cette deuxième édition et réaffirmé leur engagement à accompagner l’initiative.
Les apprenants s’engagent pour l’image du Burkina Faso
À la réception de leurs attestations de réussite, les apprenants ont également pris un engagement.
Par la voix de leur porte-parole, Isidore YAMEOGO, ils ont affirmé leur volonté de contribuer à la préservation et au rayonnement de l’image du Burkina Faso en matière d’hospitalité.
« Nous prenons l’engagement d’être les sentinelles de notre pays », a-t-il déclaré.

Une formation au service de la professionnalisation
Placée sous le thème « L’hospitalité africaine, levier de souveraineté : former, innover, rayonner », cette deuxième édition aura mis l’accent sur le développement des compétences.
L’expérience montre également une attente : celle d’aller plus loin dans la spécialisation et dans la durée des formations.
Pour les professionnels déjà en activité comme pour les nouveaux entrants, la maîtrise des gestes techniques constitue en effet une composante importante de la qualité du service.
La Semaine de l’hôtelier aura ainsi permis de rapprocher la formation des réalités concrètes du terrain.
Conclusion
Après dix jours d’apprentissage, la deuxième édition de la Semaine de l’hôtelier s’est achevée avec plus de 1 050 participants.
Cuisine, pâtisserie, housekeeping, service en salle et gestion d’un bar ont permis aux apprenants de toucher à plusieurs métiers.
La prochaine étape pourrait désormais consister à approfondir ces apprentissages.
Les propositions formulées par les formateurs ouvrent notamment la réflexion sur des formations plus longues et davantage spécialisées.
Pour le secteur de l’hôtellerie et de la restauration, l’enjeu reste le même : transformer les connaissances acquises en compétences réellement mobilisables au service de la qualité de l’accueil et de l’hospitalité au Burkina Faso.
Source : Groupe Sissiman
Article adapté et enrichi par la rédaction de VoirFaso.






