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TONDÉ Stanislas Dimitri au concours culinaire étudiant du WAFFEST 2026.

Le Burkina Faso décroche l’or et le bronze en Gambie

Bijilo, 16 octobre 2026. Le West African Food Festival (WAFFEST) 2026 a récompensé deux performances burkinabè en Gambie. TONDÉ Stanislas Dimitri a remporté l’or au Student Challenge. Éric NIKIEMA et Donalde KONSEIBO ont décroché la médaille de bronze au concours Jollof Heritage. Ces résultats mettent en lumière la qualité de la formation culinaire nationale ainsi que les ingrédients emblématiques du terroir.

La délégation burkinabè repart ainsi avec deux distinctions dans cette compétition consacrée aux métiers de bouche. D’un côté, un étudiant s’est imposé face à ses concurrents. De l’autre, deux chefs ont défendu une interprétation du riz jollof avec des produits locaux.

WAFFEST 2026 : la médaille d’or de TONDÉ Stanislas Dimitri

Le Student Challenge a offert au Burkina Faso son premier motif de satisfaction. TONDÉ Stanislas Dimitri, étudiant à l’Académie de la Gastronomie Sainte-Hélène, représentait le pays des hommes intègres dans cette catégorie.

Les candidats devaient préparer des plats traditionnels chinois. Respecter les consignes techniques et maîtriser les gestes attendus par le jury. La précision, l’organisation du travail et la gestion du temps comptaient donc parmi les exigences de l’épreuve.

Avant la compétition, des chefs chinois de l’institut avaient transmis des techniques aux participants. Le jeune Burkinabè a ensuite mobilisé cet apprentissage pendant sa préparation. Il a notamment travaillé les fruits de mer avec soin.

Son résultat lui a permis de prendre la première place. Le YMCA de Gambie a obtenu la médaille d’argent, tandis que le GTHI a terminé troisième.

Pour les poulains de Maître Benjamin Lucien Kiswendsida COMPAORÉ , ce type de compétition offre une occasion de confronter leurs méthodes à des exigences internationales, de mesurer leurs acquis, d’observer d’autres approches et d’enrichir leurs pratiques.

« African Cuisine Unites Us », soit « La cuisine africaine nous unit » : le thème de cette édition résumait l’ambition du WAFFEST 2026.

Jollof Heritage : le soumbala et les chenilles de karité à l’honneur

La deuxième distinction burkinabè est venue du concours Jollof Heritage. Cette épreuve met à l’honneur le riz jollof, une préparation populaire dans plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest.

Éric NIKIEMA et Donalde KONSEIBO ont choisi de défendre leur proposition avec des ingrédients associés à la cuisine burkinabè. Ils ont intégré le soumbala et les chenilles de karité à leur préparation.

Le soumbala apporte une signature aromatique particulière. Issu de la transformation de graines de néré, il occupe une place importante dans de nombreuses habitudes alimentaires au Burkina Faso. Les chenilles de karité, quant à elles, font partie des ressources alimentaires exploitées dans certaines communautés.

En associant ces produits au riz jollof, les deux chefs ont proposé une lecture locale de la diversité et de la vitalité de nos terroirs.D’un plat partagé dans la région. Leur choix souligne la capacité des cuisiniers à travailler avec les ressources disponibles et à exprimer une identité culinaire.

Le jury a finalement attribué la première place à la Gambie. Le Liberia a terminé deuxième. Le Burkina Faso a obtenu la médaille de bronze.

Cette troisième place ne correspond peut-être pas à l’objectif initial de l’équipe. Elle récompense néanmoins une proposition qui met en avant des ingrédients du terroir. Elle rappelle aussi que les produits traditionnels peuvent trouver leur place dans des concours culinaires internationaux.

WAFFEST 2026 : la Gambie accueille plus de trente nations

La huitième édition du festival s’est tenue en Gambie, qui accueillait cet événement pour la première fois. Selon les informations communiquées sur la page Facebook officielle du Ministère du Tourisme de Gambie, plus de trente nations africaines ont participé aux activités.

Le Vice-Président gambien, Muhammed B.S. Jallow, a officiellement lancé les festivités. L’Honorable Abdoulie Jobe, ministre du Tourisme, a également soutenu l’organisation de la rencontre.

Le thème retenu, « African Cuisine Unites Us », place la cuisine au cœur du rapprochement entre les peuples. Il met en avant les traditions culinaires comme un espace d’échange, de transmission et de découverte.

Les concours ont constitué l’un des principaux temps forts du programme. Les participants ont défendu leurs compétences dans différentes catégories, devant des jurys chargés d’évaluer leurs préparations.

Le programme EU YEP a également apporté un appui à l’initiative. Ce soutien s’inscrit dans une démarche de promotion de l’entrepreneuriat des jeunes, un enjeu important pour les métiers de la restauration et de la transformation alimentaire.

La Gambie domine plusieurs catégories du festival

Le pays hôte a obtenu quatre des six concours annoncés. Les cuisiniers gambiens ont notamment remporté le titre de Chef de l’année et des épreuves de boulangerie.

La Sierra Leone s’est également distinguée. Ses représentants ont remporté le concours du gâteau à trois étages, même si le pays n’a pas gagné l’épreuve générale de boulangerie.

Cette répartition des récompenses montre la diversité des compétences représentées. Les résultats du Burkina Faso s’inscrivent dans cette compétition entre traditions, techniques et choix créatifs.

Pour les chefs burkinabè, le défi consistait à convaincre le jury tout en valorisant leur propre identité culinaire. La médaille d’or de TONDÉ Stanislas Dimitri et le bronze du duo NIKIEMA-KONSEIBO constituent les deux résultats marquants de la délégation.

Une parade pour célébrer les métiers de bouche

Le festival a aussi donné une place à la célébration collective des professions culinaires. Les délégations ont participé à un défilé organisé à l’occasion de la Journée internationale des chefs cuisiniers.

Cette parade a réuni des professionnels autour de la reconnaissance de leur métier. Elle a également permis aux participants de partager un moment hors des cuisines et des épreuves.

Les jeunes apprenants ont pu observer des professionnels venus de différents horizons. Les échanges entre chefs favorisent la circulation des techniques et la découverte de nouvelles pratiques.

La transmission joue un rôle essentiel dans ces métiers. Un savoir-faire culinaire se construit par la formation, l’expérience, l’observation et la répétition des gestes. Les compétitions offrent un cadre pour confronter ces acquis et progresser.

Délégations de chefs africains réunies au festival culinaire WAFFEST 2026 en Gambie.
Le festival a réuni des professionnels de la gastronomie venus de plusieurs pays africains.

WAFFEST 2026 : le palmarès complet

Voici les résultats des six compétitions annoncées :

  • Student Challenge: 1er Burkina Faso, 2e YMCA (Gambie), 3e GTHI (Gambie).
  • Jollof Heritage : 1er Gambie, 2e Liberia, 3e Burkina Faso.
  • Chef of the Year : 1er Gambie, 2e Sierra Leone, 3e Nigeria.
  • Boulangerie : 1er Gambie, 2e Nigeria, 3e Ghana.
  • Gâteau à trois étages : 1re Sierra Leone, 2e Ghana, 3e Liberia.
  • Barbecue : 1er Gambie, 2e Nigeria, 3e Liberia.

Pourquoi ces médailles comptent-elles pour la gastronomie burkinabè ?

Le succès de TONDÉ Stanislas Dimitri met en lumière les compétences acquises dans les établissements de formation. Son parcours au Student Challenge donne une visibilité à l’Académie de la Gastronomie Sainte-Hélène.

Cette reconnaissance peut encourager les apprenants à participer à des concours et à développer leurs compétences techniques. Elle rappelle également l’importance d’un encadrement adapté aux exigences du secteur.

La médaille de bronze obtenue par Éric NIKIEMA et Donalde KONSEIBO porte un autre enseignement. Le soumbala et les chenilles de karité peuvent servir de base à des propositions culinaires capables de retenir l’attention d’un jury international. Mais également mettre en avant la richesse gastronomique exceptionnelle dont regorge le Burkina Faso.

Toutefois, les producteurs, les transformateurs et les restaurateurs doivent aussi travailler la qualité, l’hygiène, la conservation et le conditionnement de leurs produits.

Les chefs peuvent contribuer à cette valorisation en intégrant davantage les ingrédients locaux dans leurs recettes. Les écoles de cuisine peuvent, elles aussi, encourager davantage l’expérimentation autour du patrimoine alimentaire national.

Les résultats du WAFFEST 2026 offrent donc des motifs de satisfaction au Burkina Faso. L’or de TONDÉ Stanislas Dimitri récompense une performance individuelle. Le bronze du duo NIKIEMA-KONSEIBO souligne l’intérêt d’une cuisine qui assume ses ingrédients et ses références locales.

Source : la rédaction de VoirFaso.

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